Deux Frères, Une pierre (de Rosette) – Le Musée Champollion à Vif

Cette histoire de Frères, c’est celle des Frères Champollion où l’un n’aurait jamais pu faire sa découverte sans l’autre. L’autre c’est Jacques-Joseph Champollion, qui accueille à Grenoble son jeune et fougueux frère Jean-François qui lui, s’ennuie bien fort et se cherche une passion.

Il la trouve enfin avec l’Egypte et les langues !

En pleine égyptomanie, la campagne d’Égypte de Bonaparte commencent avec à son bord une très grande expédition scientifique qui donnera lieu à un encyclopédie de 23 tomes pour répertorier tout ce qui est l’Egypte. Plus de 160 savants (ingénieur, astronome, chimique, naturaliste, peintres, sculpteurs, médecins, botanistes, dessinateur, architecte, minéralogique etc…) vont travailler dessus pour écrire sur l’Histoire du pays, décrire les différentes villes, les arts, les moeurs et étudier la flore et la faune.

En 1799, un décret est découvert à Rosette, gravé sur une pierre. Il annonce une série de mesures prises sous le règne du pharaon Ptolémée V. Cette pierre porte un même texte rédigé en trois écritures différentes : en hiéroglyphes, en démotique et en grec (la langue administrative).

Jacques-Joseph Champollion rédige un article scientifique sur la partie grecque et tout ça va bien intriguer son petit frère. Jacques-Joseph le pousse à travailler sur les hiéroglyphes, le soutient et le loge pour qu’il mène à bien ses recherches.

et ça va payer !

A noter : Champollion ne verra jamais la pierre de rosette ! Elle a été saisie par les Anglais et est encore aujourd’hui au British Museum. Et Jean-François va travailler à partir de copies

Il a une première révélation en découvrant le zodiaque de Denderah, qui associe dessins et hiéroglyphes. Pour en saisir le sens, il se plonge dans l’étude des langues : chinois, grec, araméen, arabe, latin et copte.

En croisant ces différents systèmes de langues il arrive à l’idée que les hiéroglyphes doivent être vus sous plusieurs dimensions : On peut distinguer 3 catégories de signes : ceux qui donnent un son, ceux qui représentent une idée et enfin ceux qui nuancent.

C’est grâce au copte et aux cartouches entourant les noms des pharaons qu’il parvient à déchiffrer les hiéroglyphes ! Il identifie ceux de Ptolémée et de Cléopâtre et établit des correspondances avec les autres écritures.

en 1822 , ça y est :
“Je tiens mon affaire !” dira t il

avant de tomber dans les pommes
et ne plus bouger pendant 3 jours

Succès totale, sa découverte est encensée partout. Il devient le premier conservateur de la section égyptienne du Louvre.

Mais… il n’a toujours pas été en Egypte

en 1828 : IL VA ENFIN EN EGYPTE. Il est émerveillé, mais un peu déçu du pillage et du non respect des antiquités

Il rentre, fait une quarantaine à Marseille, chope la tuberculose (ou le choléra, ou la malaria, on ne sait pas trop), et quelques mois après… meurt

Il aura eu le temps de son vivant de rédiger son Précis du système hiéroglyphique des anciens Égyptien et de laisser assez de notes pour que son frère Jacques-Joseph les fasse publier à titre posthume.

Ce musée Champollion à Vif est la maison de famille des Champollion. Elle est aujourd’hui ouverte à la visite et offre un parcours sur l’histoire des frères et sur les découvertes égyptiennes de Jean-François !

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